Djibouti : analyse de la Vision Djibouti 2035 par le FMI

Dans un communiqué publié après la conclusion des consultations avec Djibouti, le FMI a encouragé le gouvernement à maintenir les réformes essentielles destinées à faire des investissements un outil fort, inclusif et source d’emplois et à replacer la dette sur une trajectoire durable.

Les investissements ambitieux de Djibouti dans les infrastructures a contribué à des perspectives économiques largement favorables pour ce pays de l’Afrique de l’Est mais renforce également sa vulnérabilité fiscale et à l’endettement, a prévenu le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) ce vendredi.

Pour atteindre les objectifs de développement, les autorités djiboutiennes ont lancé un programme d’investissement à grande échelle financé par la dette extérieure, qui a fait passer cette dernière de 50 à 85 pour cent du PIB en deux ans, selon le FMI. Une tendance qui devrait changer à la faveur des contrats de Partenariat Public-Privé conseille le FMI au gouvernement djiboutien.

Prudence…

Par ailleurs, le FMI a préconisé le renforcement des capacités de gestion de la dette, de coordination des institutions chargées de contracter les dettes et des capacités à évaluer les risques fiscaux du Partenariat Public-Privé, ainsi que le respect de toutes les obligations du service de la dette.

La stratégie de développement des autorités djiboutiennes, Vision Djibouti 2035, vise à transformer ce pays en une économie à revenus intermédiaires et en un centre économique et logistique pour toute l’Afrique de l’Est.

Malgré une croissance forte estimée à 6,5 % en 2016, la pauvreté et le chômage restent élevés et généralisés. Le FMI a révélé qu’environ 41 % de la population est pauvre, que 23 % vit en dessous du seuil de pauvreté avec un taux de chômage est de 39%.

PPP From Africa